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                 Le monde

Rencontre avec les syndicats de pêcheurs à la Région.

Le Préfet, le Président de Région et la Collectivité départementale ont rencontré les syndicats de pêcheurs autour d'une séance de travail qui s’est déroulée ce Lundi 23 octobre à l’Hôtel de Région à Basse-Terre.

"La Région Guadeloupe développe des outils d’accompagnement pour la filière pêche. À ce titre, elle entend, au-delà des fonds européens, mettre à la disposition des marins pécheurs des dispositifs financiers adaptés (fonds d’investissement, fonds de garantie, prêt de croissance), notamment pour les dépenses non éligibles aux fonds européens".

Trois-Rivières : "À la rencontre des associations".

Le maire de Trois-Rivières, Jean-Louis Francisque et son conseil municipal avaient organisé ce samedi 21 octobre 2017, une rencontre avec les associations de la commune, à la Salle Bloncourt Francillette. Une matinée d’échanges au cours de laquelle les associations ont présenté leurs programmes d’activité.

Comment concevoir le développement de l’archipel Guadeloupéen avec sa double insularité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois semaines après le passage du cyclone Maria sur la Guadeloupe, l’heure n’est plus aux pleurs et aux lamentations. Et encore moins à la polémique. Il faut promptement se projeter dans l’avenir. Se retrousser les manches comme cela a été fait dans de nombreux quartiers où les habitants ont pris en charge le nettoyage de leur environnement immédiat. Ces réactions positives, car responsables sont à saluer.

Elles démontrent que quelles que soient les mesures de secours mise en place par l’Etat, il y a l’urgence dictant l’urgence. Car dans l’attente des mesures étatiques et les logistiques lourdes, la population dans les premières heures qui suivent le passage d’un cyclone — mais c’est encore plus vrai s’il s’agit d’un tremblement de terre — ne peut et ne doit compter que sur elle-même. Et savoir anticiper le chaos cela se prépare. C’est la grande leçon que nous devons tous collectivement tirer de ces deux catastrophes Irma et Maria.

La seconde leçon est celle de la responsabilité. A cause des dysfonctionnements, des bégaiements, des politiques pour l’Outremer qui demeure l’enfant malade de la République, la confiance qui rassure doit supplanter la défiance qui sème le doute et le désarroi. La parole de l’Etat est de moins en moins crédible. alors que l’on attend de plus en plus de ses services. L’Etat doit donc retrouver sa place au yeux des Guadeloupéens.

Un Etat fort nous oppresse mais un Etat faible nous fragilise. Cependant aussi volontaire que peut être l’aide de l’Etat, elle ne saurait soustraire nos concitoyens de leur propre responsabilité et leur engagement envers leur famille et leur pays, et du bien vivre ensemble. Cela relève de l’estime de soi. De l’intelligence collective pour réussir ensemble.  Et de ce désir de verticalité pour une ambition autre pour le pays de Guadeloupe.

A ce titre, le défi que nous propose le gouvernement français à travers les Assises de l’Outremer, est symptomatique. Ces assises, doivent-elles être, une grand-messe de plus où l’on verra affluer des demandes corporatistes quelques fois farfelues voire irréalisables ? Ces idées, ces projets, ces solutions innovantes que l’on sollicite du citoyen lambda ne risquent-ils pas d’être confisqués  uniquement par des “sachants” et la bureaucratie, après un filtre “subtil”, des services ministériels ? En outre, l’on sait bien qu’il y a un monde entre ce qui restera au terme du processus et ce qui sera effectivement mis en œuvre avec les moyens financiers disponibles. D’autant que la vision qui perdure à la rue Oudinot et à Matignon mais aussi dans tout l’hexagone est que l’outremer constitue avec ses querelles intestines, de piètres gestionnaires, un fourre-tout d’irresponsables,  d’éternels quémandeurs voire de “danseuses”.

Il faut revoir cette sémantique de l’outre mer avec une conception globalisante et uniforme des problématiques et attentes de territoires n’ayant pas les mêmes réalités. En effet, que de différences entre le continent Amazonien Guyanais et l’île volcanique de la Réunion dans l’Océan indien ? Comment concevoir le développement de l’archipel Guadeloupéen avec sa double insularité concomitamment de celui de Mayotte avec ses coutumes ou sa tradition musulmane,  sans se soucier de résultats durables et efficaces ? Car après la contestation de 2009 en Guadeloupe, après le conflit Guyanais en pleine campagne présidentielle de 2017, aucune réponse concrète ne semble venir changer la donne. Sinon quelques vagues promesses sans lendemain. Et ce n’est pas la loi sur l’égalité réelle qui a prolongé de dix ans le temps du rattrapage économique, qui pourrait satisfaire nos légitimes attentes.  Aucun de ces territoires ultramarins n’a les mêmes priorités. Aucun n’a les mêmes retards de développement. La Guadeloupe n’est pas la Martinique qui est pourtant le territoire le plus proche de nous dans tous les sens du terme. De la même façon nous n’avons aucune leçon à donner à nos amis Guyanais qui sont seuls dépositaires de leur immense pays avec des problématiques que nous ne vivons pas.  Il faut cesser (gouvernements comme d’autres), vouloir absolument nous faire danser au carnaval des autres. C’est donc au peuple Guadeloupéen de décider du chemin à suivre.

Mais faudrait-il encore qu’il s’accorde sur une base minimale.  Cela n’empêche pas pour l’heure de mutualiser les moyens avec nos voisins lorsque cela est possible. Quand on n’a pas les ressources suffisantes, il est toujours préjudiciable de pratiquer la politique de la chaise vide. Et de vouloir en imposer à l’Etat. Sans multiplier les rencontres, mêmes scientifiques, les responsables guadeloupéens, doivent sortir de la petite politique, pour que l’Etat n’impose pas en aveugle et par fainéantise, la lourde main bureaucratique et centralisée de Paris. C’est dire qu’il faut prendre de la hauteur. Et mettre aux oubliettes, les rivalités narcissiques et vaniteuses de petits coqs.

Quand il s’agit du devenir du pays Guadeloupe, les querelles villageoises n’ont pas leur place. Et ce d’autant que nous nous trouvons dans une fenêtre de tir exception-nelle : pas d’élection avant 2020. Il est rare que les planètes soient à ce point bien alignées pour transformer notre avenir. Mais encore faudrait-il que nous le voulions vraiment et que nos élus soient réellement à la hauteur. Sinon, tout cela ne sera qu’une occasion manquée. Encore et encore. Dans l’attente d’une autre grande messe pour sortir de cet insupportable bourbier !

Rodes Jean-Claude

Belle ouverture de saison au Centre culturel Sonis, Wozan Monza et ses invités ont assuré !

La communauté d’agglomération CAP EXCELLENCE et le Centre Culturel Sonis ont prévu pour cette saison un programme culturel riche en tradition. Une rentrée culturelle qui a bien débuté. En effet Wozan MONZA, chanteur de Gwo-ka, bien connu pour ses chansons à texte était en concert ce samedi 14 octobre au Centre Culturel Sonis aux Abymes, avec des invités aussi prestigieux, Zagalo et René Geoffroy du groupe Kannida. À cette occasion Wozan Monza a présenté" Maux Phrasés" son nouvel album, en Ka-Métamorphose… Ce concert a connu un vif succès puisqu’il a rassemblé un grand nombre de personnes.

"Bal Gran moun" à la résidence les Flamboyants. Trois centenaires honorées par le Conseil départemental.

La résidence les Flamboyants organisait son traditionnel "Bal gran moun" ce vendredi 6 octobre. L’EHPAD du Sacré cœur et les clubs du troisième Age de Basse-Terre et de Gourbeyre avaient été conviés à cette manifestation au cours de laquelle trois centenaires ont été honorées : Marthe Fabri née Lancclume, née le 29 juillet 1915 à Petit Bourg, Angèle Suzannia Francius, née le 14 aout 1914 à Vieux- Habitants, Marie  SAINT LAURENT née le 03 mars 1912 à Trois- Rivières. Le Conseil départemental  représenté par  Chantal Lérus, Présidente de la commission "Personnes âgées, personnes handicapées" était présente afin de rendre hommage à ces centenaires qui ont reçu des médailles et des cadeaux bien mérités.

Ce qui est vrai à Paris, en Aquitaine ou dans le Grand-Est n’est pas la vérité en Guadeloupe.

L’égalité n’est pas l’uniformité. Et dans la République, il y a un monde entre l’égalité formelle et l’égalité réelle. Ce qui est vrai à Paris, en Aquitaine ou dans le Grand-Est n’est pas la vérité en Guadeloupe, où l’égalité de chances ne cesse de se creuser avec l’Hexagone.

Les retards économiques de la Guadeloupe sont attestées par tous y compris par la Commission Européenne. Qui d’ailleurs considère nos régions en retard de développement d’où les fonds de rattrapage européens. (FEDER-FSE- FEOGA…).  Mais depuis la Départementalisation de 1946 que de déceptions, car  les rattrapages sur le plan social n’ont jamais encore été réalisés jusqu’au bout.

C’est encore plus navrant sur  le plan économique où, malgré nos potentiels, tous les indicateurs sont négatifs par rapport à la moyenne des territoires de l’hexagone.  Avec un chômage chronique deux fois et demi plus élevé, avec plus de la moitié des jeunes de moins de 26 ans dans l’inactivité. Pour faire jouer la solidarité envers les plus vulnérables, cela se traduit par une  forte dépendance au RSA pour un quart de la population. On pourrait ainsi continuer la litanie des mauvais résultats par rapport aux autres Régions. Et s’interroger sur le volontarisme de l’Etat et ses  mesurettes,  visant à rattraper ces retards. Mesurettes  qui   n’ont toujours pas permis, 70 ans après de revenir dans la moyenne. D’ailleurs, et nous l’avions déjà souligné, la dernière loi en date — loi Lurel — s’intitule bien « Egalité réelle ». Le pire c’est que même cette loi renvoie à plus de 10 ans la possibilité d’atteindre cette égalité tant espérée. C’est dire l’urgence ! Les Guadeloupéens devront-ils encore patienter longtemps ?. Pourra-t-on rester indéfiniment en infraction dans la République qui discrimine?

Cette descente aux enfers de notre pays avec un taux  d’illettrisme autour de  25%, est- ce une fatalité ou le fait d’une mal gouvernance tant au niveau national que local ?

Que dire par exemple de la remise en question brutale  des emplois aidés chez nous ? Une décision qui pourrait se comprendre pour l’Hexagone, avec un secteur marchand et un environnement  davantage créateur d’emploi. Distinguons ici entre la vérité d’un principe et une application “totalitaire”et immédiate de ce principe. Concernant les emplois aidés, il est clair que le Gouvernement a raison de vouloir en réduire le nombre en France. Car les emplois aidés ne sont pas une solution pérenne ni pour l’entreprise ou la collectivité qui emploie, ni pour le salarié qui est perpétuellement maintenu dans la précarité.  La vie est un projet. La vie en pointillé n’est pas une vie.

Les gouvernements de gauche comme de droite ont une lourde responsabilité dans le marasme économique de notre archipel. Et l’Etat  ne peut aussi facilement se dédouaner, quand il ne laisse à nos élus d’autres choix que  de faire du social pour enrayer une explosion sociétale. La solution, on le sait, passe par la formation. Mais il faut du temps pour la mettre en place. Supprimer aussi brutalement les emplois aidés chez nous, sans qu’aucune solution de remplacement n’ait été activée, relève de l’aveuglement. Voire de la provocation délibérée pour alimenter un front de la colère. Lorsque l’on parle de formation pour accroître les compétences, s’affranchir du clientélisme, on ne peut que s’en féliciter. Mais entre l’arrêt immédiat des emplois aidés et la mise en œuvre des formations, que deviendront tous ces laissés pour compte ?

Pour rappel,  les collectivités, et en particulier les communes qui se sont nourries aux emplois aidés depuis 30 ans le coup est rude. Souvenons-nous des TUC (Travail d’utilité Collective), des CES (contrat emploi solidarité), des contrats d’insertion ou d’Avenir jusqu’au CUI (contrat Unique d’Insertion) — les formules se sont succédées — qui ont tous rempli la même fonction : favoriser l’insertion dans l’emploi de personnes éprouvant des difficultés à être embauchées sous un statut de droit commun.

Bien évidemment, les dérives ont été nombreuses. Souvenons-nous encore de certaines préfectures (donc l’Etat) qui employaient  illégalement des CES. Pire ces modes de recrutement sont trop souvent devenus la règle alors qu’elles n’auraient jamais dû être que des exceptions, des cas particuliers. Il n’empêche que les maires, les présidents d’association face à la fragilité économique, à la précarité, n’avaient d’autres choix que de recourir aux contrats aidés. C’est le cas lorsque l’Etat confie de nouvelles prérogatives aux communes sans leur en transférer les ressources adéquates. C’est également le cas pour des associations qui effectuent un service public sans disposer des moyens nécessaires.

Le présent des Guadeloupéens, l’actualité des communes c’est bien de redémarrer après Irma et Maria, nonobstant le rapport accablant de la Cour des Comptes. Au moment où l’économie est sinistrée, cette décision intervient au pire instant pour nous. Le gouvernement qui a, par la voix de son premier ministre affirmé que les contrats aidés dans les DOM seraient maintenus devrait revoir sa copie ou du moins faire appliquer tout simplement la parole de Matignon. Pas la peine d’aller au clash et  de signer des conventions — comme à la Réunion — ni des accords de fin de conflit — comme en Martinique — pour imposer ses choix. La coupe est pleine.

La réalité est là, implacable. Il va bien falloir en tenir compte.

Rodes Jean-Claude.

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