De nos analyses à la réalité.

ll est désormais entre les mains de la justice. Le maire de la ville du Gosier, en Guadelouperecherché depuis le 20 juillet dans une affaire de détournement de fonds présumés, a été interpellé et placé en garde à vue « à sa descente d’avion » mercredi, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Pointe-à-Pitre.

Dans la société civile moderne !

Dans la société civile moderne, trois entités se partagent l’essentiel du pouvoir : le politique, le judiciaire et le médiatique. Dans la confusion et des temps tous les trois se mêlent pour Jacques ATTALI parfois dans des réalités si complexes et nuancées. Oui, cette lutte de puissants n’est pas saine pour la démocratie, et même tropicale. Une démocratie où chacun rêve de révoquer un élu et même un rédacteur en chef perçu comme un misérable et insignifiant  plumitif.( Voire le droit  de révocation des élus promu par Mélenchon : Progrès Social N°3384  ». Et quid en ce moment  de l’affaire ce maire de la ville de Gosier osant braver le glaive et la « balance » et l’agenda, du judiciaire ! Dit – on!  

L’actualité s’y prête

La Gwadeloup an boulvès ! Avec l’affaire Cédric Cornet, c’est vrai l’actualité s’y prête. Et  j’ai donc relu l’esprit des lois de Montesquieu et revisité mon billet intitulé : le triangle du pouvoir ( Progrès Social N°3385 du 23 juillet 2022)  ! Et notre billet : le droit  de révocation d’un élu.

Pour Montesquieu, la séparation des pouvoirs est un rempart au fait qu’une personne concentre tous les pouvoirs. Distribuer les pouvoirs, c’est freiner l’instauration d’un pouvoir despotique. Pour Rousseau, au contraire, pour éviter le despotisme, il faut que tous les pouvoirs soient soumis au regard du Législateur. Quid du gouvernement des juges et qui jugera les juges pour RJC  !

Faut – il croire que lorsque, dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté ; parce qu’on peut craindre que le même monarque ou le même parlement ne fasse des lois tyranniques, pour les exécuter tyranniquement.

Faut – il penser qu’il n’y a point encore de liberté, si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative, et de l’exécutrice.

 Si elle était jointe à la puissance législative, le pouvoir sur la vie et la liberté des citoyens serait arbitraire ; car le juge serait législateur. Si elle était jointe à la puissance exécutrice, le juge pourrait avoir la force d’un oppresseur. Tout serait perdu, si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs ; celui de faire des lois, celui d’exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers.

Une vraie crise de régime ?

Si pour éviter une vraie crise de régime, ces trois pouvoirs doivent – ils cesser de croire qu’ils n’ont de comptes que les uns aux autres, pour en rendre au peuple souverain. Et pour cela ils  doivent retrouver une légitimité. C’est-à-dire une responsabilité, un engagement à payer pour les erreurs qu’ils comment, lorsqu’ elles ont conséquence sur la vie d’autrui : politique erronées, erreurs judiciaires, fausses nouvelles.

Quid de Lycurgue ?

Ni voyez aucune provocation. Ni insolence ! Et ce d’autant que personne ne donnera au scribe un cheval, ni un âne,  pour une fuite salutaire !

Lycurgue entreprit d’instituer un peuple déjà dégradé par la servitude et par les vices qui en sont l’effet. Il lui imposa un joug de fer, tel qu’aucun autre peuple n’en porta jamais un semblable. Il lui montra sans cesse la patrie dans ses lois, dans ses jeux, dans sa maison, dans ses amours, dans ses festins. Et de cette continuelle contrainte, ennoblie par son objet, naquit en lui cet ardent amour de la patrie qui fut toujours la plus forte, ou plutôt l’unique, passion des Spartiates, et qui en fit des êtres au-dessus de l’humanité.

Sparte n’était qu’une ville, il est vrai ; mais, par la seule force de son institution, cette ville, donna des lois à toute la Grèce, en devint la capitale, et fit trembler l’empire persan. Sparte était le foyer d’où sa législation étendait ses effets tout autour d’elle.

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