Polémique covidienne Le poids de votre âme !

Polémique covidienne

Le poids de votre âme !

Mais avions – nous donc une âme ?

Vaste débat ! Pour la doctrine matérialiste l’être humain n’a pas d’âme distincte du corps, de par sa nature et sa destinée. Dans le Nouveau Testament, ce mot désigne surtout la partie immatérielle et invisible de l’homme, partie distincte du corps tant par sa nature que par sa destinée.

Le concept d’âme, tacitement associé à celui d’immortalité, reste, selon les modernes, imputé à Platon. La notion d’âme joue un grand rôle dans la croyance religieuse. Avec ce concept vitaliste, la mort devient moins mystérieuse : lorsqu’une personne meurt, son âme la quitte, raison pour laquelle son corps devient inerte ; cette âme pour certains, pourrait alors revenir sous forme de fantôme, ou aller vers un au-delà (un paradis ou un enfer). Concentrant la fonction vitale essentielle, l’âme est alors porteuse d'un espoir de vie éternelle et rien ne s'oppose même à sa réincarnation. Jean-Paul Sartre), voit l’âme comme un mythe et considère que la science en récuse totalement l'existence. Bien qu'il n'existe aucune preuve scientifique de son existence, elle demeure pourtant un objet d'étude dans certaines recherches sur l'expérience de mort imminente

Le poids de l’âme ?

Pour s’en assurer du poids de l’âme , McDougall ne voyait qu’une solution : peser un homme sur le point de mourir, avant et après son trépas.   Il n’en reste pas moins vrai, qu’au début du 20ème siècle, un médecin américain du nom de Duncan McDougall voulut prouver scientifiquement l’existence de l’âme. Il partit du 

principe que si l’âme existait réellement, elle devait avoir une base matérielle, et par conséquent, un poids.

Pour s’en assurer, McDougall démarra son macabre entrepris en 1900, après qu’un centre pour tuberculeux l’ait autorisé à mener son expérience sur des patients mourants. Le lit du premier sujet fut placé sur une grande balance, et lorsque le moribond poussa son dernier soupir, MacDougall nota une perte de 21 grammes (trois quarts d’once) avant et après la mort.

Comme il ne trouvait pas d’explications biologiques à cette différence, le docteur en déduisit que ces 21 grammes correspondaient nécessairement au poids de l’âme.

MacDougall réitéra l’expérience à 5 reprises et il obtint des résultats similaires, le confortant dans l’idée qu’il avait prouvé sa théorie.

Par la suite, il reproduisit l’opération sur 15 chiens, mais sans observer de perte : selon lui, cela démontrait que seul l’homme était doté d’une âme.

Lorsque les recherches du docteur furent publiées, en 1907, les médias s’en emparèrent avec frénésie, mais la communauté scientifique prit ses travaux avec davantage de pincettes. Les résultats de MacDougall n’étaient pas très précis, variant d’un sujet à l’autre, et son échantillon de patients était trop faible pour être vraiment significatif. Sans compter qu’il expédiait un peu rapidement les autres causes possibles de variation de poids.

Pour expliquer les quelques variations de poids (21 g)  qui augmentaient avec le temps, l’explication avancée par le bon docteur MacDougall est la suivante: appartenant à des individus paresseux, il est normal que ces âmes aient mis plus de temps à quitter le corps.

A noter qu'à l'époque, un autre médecin, Augustus Clarke, a donné une autre explication au phénomène "observé" par McDouglas. Selon lui, ce poids perdu lors du dernier souffle provenait d'une soudaine élévation de la température corporelle due aux poumons dont l'action de refroidissement du sang s'arrêtait tout net, et donc que cette élévation soudaine de la transpiration pouvait expliquer les 21 grammes manquants. Clarke fit remarquer que les chiens n'ayant pas de glandes sudoripares, il n'était pas surprenant que chez eux aucune perte de poids soudaine n'ait été notée.

 

 

 

      

 

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