La cyber désinformation.

Le CSA en visite à la Maison de la Presse de l’UJMG à B/T

 

« L’ignorance provoque un tel état de confusion qu’on s’accroche à n’importe quelle explication afin de se sentir un peu moins embarrassé. C’est pourquoi moins on a de connaissances, plus on a de certitudes. Il faut avoir beaucoup de connaissances et se sentir assez bien dans son âme pour oser envisager plusieurs hypothèses ».(Boris Cyrulnik)

Le Net n’a certes pas inventé la propagande « honteuse ».  Notre hantise c’est le grandir collectif. La question civique, l’ouverture sur le monde, les problèmes et enjeux de société du vivre ensemble pour faire peuple. Les médias citoyens doivent exiger de l’Education Nationale de développer l’éducation aux médias.  Et de l’Etat, l’aide aux médias, ces entreprises de presse. Il y va de leur survie.

Beaucoup s’accordent à dire que l’émergence de l’Internet puis son expansion ont favorisé la diffusion d’une propagande haineuse. À mesure qu’Internet s’est développé, il est devenu un outil idéal pour la démesure des propagandistes populistes. Nous appelons à la vigilance car beaucoup ont vite compris le parti qu’ils pouvaient tirer d’une utilisation rationnelle et systématique d’Internet.  Je l’affirme ! Le Net n’a certes pas inventé la propagande. Goebbels le ministre de l’information de Her Hitler confirmera. Mais avec le Net, la désinformation comme le fannkyou s’est « démocratisée ». Et c’est bien là, la nouveauté. Et les populistes savent l’utiliser et même sur nos chaines publiques ou en ligne. Et tentent ainsi de répandre leur propagande et des points de vue toutes personnelles, sans expertise et vérification des sources comme on l’a vu sur nos antennes , relayant des thèses complotistes et des antivax sans discernement.   Faut – il une attention toute particulière aux mouvements, aux discours et à ceux qui diffusent sur le Net et nos médias ? . Qui sont-ils? D’où viennent-ils? Que veulent-ils? Que font-ils? Quelle est la stratégie élaborée? Cela fonctionne-t-il? Pourquoi et comment?

L’état d’esprit actuel des Français.

Lassitude 41%.Morosité 34%.Méfiance28%.Confiance15%.Peur 14%.Bien être 11%.Enthousiasme 6%.NSP 2%( le CEVIPOF (Centre d’études de la vie politique française; groupe de chercheurs en sciences politiques rattaché à Sciences Po et au CNRS)

D’un point de vue général, la « lassitude » et la « morosité » dominent ce que les Français déclarent être leur « état » d’esprit actuel . Top 5 de la confiance en France : le personnel médical, les hôpitaux, la science, les PME, l’armée. Le top 5 de la non confiance: les partis politiques, les réseaux sociaux, les médias, les syndicats, les responsables religieux.

Un faible niveau de confiance qui ne doit pas moins « nous interroger » a fait observer Roch-Olivier Maistre . Dans son analyse, le Président du CSA a énoncé diverses pistes de réponses, qui ne peuvent qu’être plurielles, à ce défi.

Roch-Olivier Maistre a tenu aussi à souligner l’importance, pour lui et les membres du CSA, de « préserver le pluralisme » dans les médias audiovisuels.

Lorsqu’il n’y a pas de vision, le peuple meurt.

Guerres, scandales politico- financiers, crise morale ou économique, chômage,  pandémie, dérèglements climatiques , paniques. Autant de lourds nuages qui ont pu faire croire que le jour ne se lèverait jamais plus. Mais l’histoire enseigne aux hommes nous dit , Jaurès, la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir.

Les hommes chez nous, qui ont confiance en l’homme et qui ont appris de la résilience de leurs aînés savent cela. Mais il arrive, comme en ce moment, avec la crise du politique, les populistes et les toutbitenlog,  que la confiance vacille, or la confiance est à la base de tout.

L’entreprise de démolition de l’adversaire (qui n’est pas l’ennemi) et la caricature du débat, est un sport national dans la Gaule et chez nous. Les Guadeloupéens, surtout qu’en tant qu’îliens,  savent que la période est difficile, mortifère, et qu’il faudra faire preuve de réalisme. Avec l’intelligence, l’amour du prochain,  et la solidarité au pouvoir. Le courage disait Jaurès, n’est–ce pas de chercher la vérité et la dire ? L’heure n’est donc plus à la polémique.  A cette guerre de tous contre tous !Aux déclarations creuses,  mais à l’action. Il n’y a pas d’échecs et de malédictions programmés.

Certes la confiance ne saurait être ni sotte ni aveugle, ni frivole. Elle n’ignore pas les vices, les stratégies, les opportunités, les erreurs, les préjugés, les égoïsmes et petits calculs de tout ordre. Mais il y a des heures ou les égos, les intérêts et querelles de partis, de syndicats, de groupuscules,   ne doivent pas, comme en ce moment, hypothéquer l’avenir.  Et la vie !

Rien ne doit faire obstacle et encore moins résister à l’intérêt général. Quand notre propre peur nous fait peur et devient contagieuse, la crainte, le doute s’installe. La confiance vacille. Mais l’intérêt général, la liberté collective, la Guadeloupe d’abord du mi, mati, vèt et en fleur,  doit primer sur toutes les tyrannies. Et calculs !

Responsabilité- Solidarité- Efficacité

Prévenir c’est guérir. Ne cédant ni à l’émotion et à la désinformation, mais nous inscrivant résolument dans le réel et le pragmatisme, dans la Guadeloupe d’abord pour faire peuple,  nous rappellerons le communiqué de l’UJMG aux médias , remis au préfet par notre porte-parole, RODES Jean Claude par ailleurs vice-président du bureau international de l’UPF* dès le début de la crise. Et s’inscrivant dans ce larèl au Progrès Social avec constance, lucidité, patriotisme,   et détermination. 

Alors que tout évolue trop impitoyablement, on se perd dans des déclarations tendancieuses, voire irresponsables de certains médias et réseaux sociaux, de citoyens paniqués, de « sachants », c’est le triomphe de l’irrationnel.  Et de certains médias trop bavards faisant le buzz dans une concurrence de l’émotionnel.

Nous renouvelons donc ici, l’appel* rendu public de l’UJMG* en 2020,   dès le début de la crise aux médias, à nos adhérents (+60) et aux autorités préfectorales. C’est de la responsabilité des médias d’informer.  Nous nous autorisons et persistons à croire que la parole des Guadeloupéens -qui auront les premiers à pâtir le plus durement des conséquences de la crise (économique, familiales et deuils)- doit être portée par les plus qualifiés, expérimentés,  et les plus responsables d’entre eux. En tout cas,  par ceux qui dans la durée, ont su montrer leur intérêt constant pour le pays et pour une éthique citoyenne et labélisée. Celle de la responsabilité.

Dans le cadre de sa responsabilité citoyenne et éthique vu les dérives dans l’émotion et l’irresponsabilité, l’Union des Journalistes et des Médias de la Guadeloupe (UJMG) a publié le communiqué suivant

Communiqué de l’UJMG aux médias et aux adhérents

En cette période de crise sanitaire mondiale, l’UJMG jouera tout son rôle. L’épidémie virale ne saurait se doubler d’une épidémie de désinformation et de panique. L’heure n’est pas à la propagation de rumeurs et aux commentaires discordants, mais à une information fiable pour une action collective efficace. C’est la responsabilité des autorités mais aussi des médias, et l’UJMG y veillera.

Le président de l’UJMG, DURIZOT JOCELYN.

*UJMG ( Union des Journalistes et Médias de l Guadeloupe)

*UPF ( Union internationale de la Presse Francophone)

 

 

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