Bilan en demi teinte en semaine 41 en Guadeloupe.

Les données chiffrées révèlent une poursuite de la diminution de l’incidence du coronavirus observée depuis 2 semaines mais la proximité des vacances scolaires et de la Toussaint font craindre un relâchement susceptible d’inverser cette tendance. Le mot d’ordre est plus que jamais VIGILANCE si on veut sortir un jour de l’alerte maximale et de son lot de contraintes.

Taux d’incidence dans la population générale :139,83 ; comparé au seuil d’alerte (50) c’est beaucoup mais comparé au taux de 299 atteint en semaine 38, c’est réconfortant. Un bémol toutefois : le taux d’incidence dans la population âgée reste élevé.

Nombre de nouveaux cas : 527 (1070 en semaine 39) mais cette baisse pourrait en partie s’expliquer par le fait que beaucoup moins de tests ont été réalisés du 5 au 11 octobre que les 2 semaines précédentes. Le nombre de cas cumulés s’élève à 6908 pour 62313 tests PCR.

Le taux de reproduction diminue aussi mais plus faiblement : 0,67 (0,70 en semaine 40 et 0,92 en semaine 39).

Il en est de même du taux de positivité aux tests PCR pour 100 personnes : 17,98 (19 en semaine 40 et 22,5 en semaine 38).

Le nombre de décès en lien avec le coronavirus a été de 15, à comparer à 20 en semaine 40. Depuis le début de la pandémie, 96 décès lui sont imputables.

64  nouvelles hospitalisations dont 11 en réanimation ont eu lieu ; c’est moins que la semaine précédente (82 dont 12 en réanimation) mais les patients atteints de COVID occupaient encore le 11 octobre 20 lits de réanimation. Les tensions hospitalières demeurent donc fortes  et des évacuations sanitaires ont dû être réalisées,  de Marie-Galante vers le CHRU (3) et vers le CHBT (1), de Guadeloupe vers la Martinique (8) et vers l’Hexagone (1).

Seuls 3 clusters sont encore en cours d’investigation par l’ARS.

Malgré l’évolution favorable de la situation épidémiologique, le préfet maintient le niveau d’alerte maximale. A 2 exceptions près, les mesures actuellement en vigueur vont le demeurer jusqu’au 3 novembre. Ces exceptions concernent la fréquentation des plages et les compétitions sportives. Les plages ne seront plus interdites entre 11h 30 et 14h 30 mais seulement la nuit ; en revanche les picnics y seront prohibés. Quant aux hippodromes, salles et équipements sportifs dotés de gradins, ils pourront, sous réserve de l’observance d’un protocole, accueillir le public pour les compétitions qui se tenaient jusqu’alors à huis clos.

A la veille de l’intervention du président de la République, ce dispositif est susceptible d’évoluer.

Une question continue de se poser : celle de la dissymétrie entre les conditions de déclenchement et de sortie de l’alerte maximale. L’alerte maximale est déclenchée si 3 critères cumulatifs sont réunis ; à l’inverse, le fait qu’un des critères ne soit plus rempli est, selon le préfet et la directrice de l’ARS, sans incidence sur le maintien en alerte maximale. Les juristes peuvent s’en étonner. Et il se pourrait bien que la juridiction administrative soit appelée à trancher ce point de droit à l’occasion d’un des nombreux recours engagés contre les arrêtés COVID.

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