En période électorale, les médias audiovisuels sont tenus par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA).

Plus on approche des scrutins des 15 et 22 mars prochains, plus les questions éthiques et déontologiques sur l’information se posent. Les règles en la matière se multiplient depuis les vingt dernières années. Les chartes sur la déontologie ont été érigées en bible professionnelle dans les médias traditionnels alors que dans le même temps, on s’affranchit de toute éthique sur les réseaux sociaux. Les montages, les trucages, les fakes-news, infox, font florès. Au point que certains médias soient conduits à se regrouper pour monter des structures qui font la chasse aux infos falsifiées, à la désinformation et autres rumeurs. En France, il existe plusieurs niveaux de contrôle et de vérification mais également des organes qui tentent de prévenir la diffusion de ces fausses informations et l’utilisation de moyens déloyaux dans l’information du public.

Ainsi en période électorale, les médias audiovisuels sont tenus par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), de respecter une réglementation stricte qui vise à préserver l’égalité de traitement entre les candidats. En période pré-électorale, il s’agit de maintenir à tout le moins une certaine équité entre candidats déclarés. En 2017, les CSA avait élargi ses critères pour évaluer l’exposition médiatique globale de chaque candidat, en intégrant tout sujet, chronique, éditorial, débat, analyse, revue de presse ou commentaire sur un candidat, “sauf si la séquence lui est clairement défavorable.

Qu’un candidat parle, que ses partisans s’expriment ou même que des experts ou des journalistes commentent ses actions, tout sera désormais comptabilisé par le CSA pour vérifier que les candidats soient présentés de manière équitable dans chaque média audiovisuel. Pour mieux évaluer leur présence médiatique, le CSA a comptabilisé lors des présidentielles non seulement le temps de parole des candidats mais aussi leur “temps d’antenne”, qu’il définit comme tout sujet qui lui est principalement consacré. Cependant, appliquer ce dispositif devient un véritable casse-tête. En affinant un peu, 5 minutes dans le 20 heures télé pèsent-elles autant que 5mn dans un talk-show à 16 heures ?

A noter que la presse écrite n’est pas soumise au contrôle du CSA même si elle relève de la législation en matière d’injures publiques ou de diffamation. En effet, un média écrit met en balance aussi sa propre crédibilité en diffusant des nouvelles non vérifiées ou attentatoire à la personne. D’autant que ce média écrit est identifiable et même juridiquement personnifié par son directeur de publication.

Mais quid de la responsabilité des médias et de nos confrères (souvent militant- partisan) du service public, quand ils sont payés pour être d’abord au service du public et se doivent donc de garantir une information pluraliste et équilibrée.

D’une manière générale, qu’en est-il du devoir de réserve dans la fonction publique jusqu’au préfet que l’on dit gouverneur qui occupe le terrain et dont les décisions et les discours ont un impact certain sur la vie politique du territoire ? Il en est de même des fonctionnaires de collectivités, souvent des sergents recruteurs. La règle est le principe de neutralité du service public.

Réguler est devenu bien plus qu’un casse-tête avec internet, accusé comme les sondages et autres influenceurs de vouloir faire l’élection.

Rappelons que les radios ou télé diffusées par internet, même celles qui n’utilisent pas des fréquences attribuées par le CSA (câble, satellites, ADSL, téléphone mobile etc..) doivent effectuer une déclaration auprès de l’instance régulatrice. Par conséquent, ces médias sont aussi soumis au contrôle du CSA.

Mais les infos malintentionnées diffusées sur internet par d’autres canaux que des web-télés ou web-radios (par exemple Whatsapp, Facebook, Instagram…) ne sont pas soumis à l’autorité du CSA. C’est là que le bât blesse. Car les candidats sont dorénavant contraints de mettre en place des cellules de veille afin d’anticiper, de contrer, de répondre à toute attaque malveillante répandue sur les réseaux sociaux. Il y a évidemment ceux qui n’hésitent pas eux aussi à répandre sur la toile des infos avérées ou fictives, destinées à nuire à la personne même de leur adversaire.

Au moment où tout moun ka dansé rappelant ces terribles mots de Giscard sur «les danseuses de la république»,  au vu de toutes les gesticulations et l’utilisation des moyens les plus vils, où est passé l’intérêt général ? Quand le pays connaît autant de troubles et de mal-être sociaux, de difficultés économiques, est aussi mal administré, les élus ont une responsabilité éthique. C’est de la Guadeloupe dont il s’agit ! Restons véyatifs.

RodesJean-Claude.

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