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                 Le monde

EXPOSITION « PLUIE MINERALE »

Pour leur 3ème exposition commune, sur le thème « Pluie minérale » Mi-Baudry et Danièle Devillers ont  séduit  le public de leurs amateurs et les nouveaux venus.

Pluie minérale évoque un univers mythique baignant dans une lumière d’or et d’argent.Les deux artistes peignent à l’acrylique.Les toiles ou panneaux de Mi-Baudry, au-delà de leur caractère figuratif, font une grande part au rêve et à l’imaginaire d’un monde intimiste qui ressemble à un conte. Dans ce monde enchanté, règne l’harmonie. L’amour y est sincère et durable. Le rêve et la réalité se confondent. « Rêve ta vie et fais de ton rêve une réalité » est son credo.Les œuvres lapidaires de Danièle Devillers naissent au contraire d’une réflexion lucide et sans concession sur le monde réel. Sa création lapidaire s’inscrit dans le désordre du monde auquel l’être humain épris d’idéal se heurte violemment. Elle entend témoigner, sur le matériau le plus primitif et le plus solide qui soit, de la perte de l’harmonie du monde, de la souffrance et du mal de vivre. Elles disent que leurs œuvres, comme elles-mêmes, sont complémentaires. Et cela se voit. L’exposition de Beausoleil vient de fermer ses portes et on attend maintenant la prochaine qu’elles envisagent d’organiser ensemble dans un an. Une année pour concevoir et donner naissance à de nouvelles œuvres…

"Chanté nwèl" à Trois-Rivières.

L’Office de Tourisme, les associations, la municipalité de TROIS-RIVIÈRES organisent du 26 novembre au 23 décembre 2011 leur "Chanté nwèl" dans différentes sections de la commune. Au programme plusieurs manifestations notamment le 2 décembre à partir de 19h30 : le "vandrèdi LYANNAJ ", une animation culturelle qui aura lieu au Théâtre de Verdure avec des ateliers de fabrication et de dégustation, où repas et boissons traditionnelles seront mis à l'honneur en cette période de festivité.

*Contact : Office de Tourisme de TROIS-RIVIÈRES : 0590 73 08 74 / 0690 73 08 74

Final dikté kréyòl Konsèy jénéral BASTÈ.

Dans le cadre du Mois du Créole organisé en Octobre, de nombreuses manifestations ont eu lieu dans le département, notamment l'incontournable dictée créole organisée dans les bibliothèques et médiathèques de plusieurs communes de l'archipel. Les heureux finalistes se sont retrouvés et ont planché sur la dictée finale ce samedi 29 octobre dans l'hémicycle du Conseil Général à BASSE-TERRE.

-1ère lauréate Olivia JEAN-FRANÇOIS

-2ème lauréate Catherine CHRISTOPHE

-3ème lauréate Monique FRANCIUS

-4ème lauréate Josiane MECHARLES

-5ème lauréat Arnaud BERTHELOT

-6ème lauréate Rolande ZENON

-7ème lauréat Tino BOUCHER

-7ème lauréate Jecnnyta HERANDEZ

Le CH de CAPESTERRE B/E met le créole à l'honneur.

 

Le vendredi 28 octobre c'est la journée internationale de la langue et de la culture créoles, célébrée depuis quelques années dans de nombreux pays créolophones : Les Antilles, la Guyane, la Réunion... Où de nombreuses manifestations ont lieu ce jour-là. En Guadeloupe, des animations ont eu lieu pendant tout le mois d'octobre autour du créole. Vendredi dernier, le Centre Hospitalier de Capesterre Belle-Eau a organisé une journée d'animation pour les résidents et leur famille. Jean-Pierre LODIN conteur guadeloupéen était l'invité d'honneur de cette manifestation ayant pour thème "Mo ki ka disparèt" et "fanm doubout".

Chante-moi un conte, conte-moi une chanson

An tan lontan…il y avait à Terre de Bas, dans le royaume de Karukera, misyé Omè, un pêcheur…

 Gilbert Laumord nous en a merveilleusement conté les mésaventures….. krik, yé krak…à l’Artchipel vendredi soir.

La Cie SIYAJ que dirige Gilbert Laumord a pour ambition, comme son nom le suggère, de préserver et d’assurer la transmission de la tradition orale de la culture créole et particulièrement celle du conte. Mais préserver la tradition ne signifie pas la restituer dans son état premier : le conte est un spectacle vivant et, comme tel, il doit, sans se trahir ni perdre son sens et sa fonction sociale, évoluer et s’adapter au monde contemporain.  Ce défi -car c’en était un- a été relevé avec brio. La Cie SIYAJ a donné à voir et à entendre un spectacle complet avec une mise en scène, une musique originale et une chorégraphie. La voix profonde et chaude de Gilbert Laumord et sa gestuelle, alliées aux sonorités graves du saxophone, mélodieuses de la flute et tragiques du lambi dont Jocelyn Ménard joue en virtuose font de ce conte d’an tan lontan un spectacle magique contemporain.

La salle Jenny Alpha de notre scène nationale a fait le plein à ses trois représentations et près de 300 personnes à Basse-Terre ont ainsi pu y assister, pardon … Tim-tim / bwa sèk, yé krik / yé krak…y participer.

Il reste à espérer qu’une télévision se décide à diffuser  ce spectacle.

La télévision n’a-t-elle pas en effet un rôle à jouer dans la transmission de la mémoire collective ?

Danièle DEVILLERS

FOLIE, un grand moment de théâtre

 

Folie, jouée à l’Artchipel les 20, 21 et 22 octobre, est la troisième pièce théâtrale tirée par José Pliya de la trilogie « Amour, folie et Colère », roman de Marie Vieux Chauvet, romancière et dramaturge haïtienne  née en 1916 à Port au Prince dans une famille de la bourgeoisie intellectuelle. 

Le roman a été écrit en Haïti en 1960 sous la dictature de François Duvalier ; il ne sera publié qu’en 1968, en France, par l’intermédiaire de Simone de Beauvoir à qui Marie Vieux-Chauvet a adressé le manuscrit et qui sut convaincre les Éditions Gallimard  de son intérêt. Pour autant, les risques auxquels la diffusion de l’ouvrage exposait la famille de l’auteure conduisirent celle-ci à y renoncer en rachetant le stock. La même année, pour sa propre sécurité, la romancière partit définitivement  s’installer à New-York où elle décédera en 1973.

La pièce de José Pliya est, comme AMOUR et COLERE, un monologue. La mise en scène de José Exilis en souligne la dimension tragique par son extrême sobriété et son esthétique du dénuement. Unité de lieu avec un cercle d’argile ocre-rouge qui est tout à la fois le cercle de famille et celui du conteur créole, cercles rassurants, mais aussi le pitt à coqs, l’arène des corridas et des luttes antiques, autrement dit le lieu d’expression de la cruauté et de la folie des hommes. Unité de temps : les trois phases de la lune, montante, pleine et descendante projetées sur le mur de la scène. La lune des poètes mais aussi celle des grandes marées et des tempêtes. Ce dépouillement délibéré sert le texte et dans les moments de tension extrême où de la bouche ne sort plus aucun mot, les fortes sonorités de musique lyrique et l’expression corporelle s’allient pour exprimer l’indicible.

 

 La comédienne et danseuse  Yna Boulangé interprète  avec beaucoup de force et un double talent  le rôle de Cécile, la jeune fille de la belle maison d’à côté, la jeune fille inaccessible, dont René, le poète fou, dans la mansarde d’en face, est follement amoureux. C’est Cécile qui, dans la pièce, narre l’histoire de la folie de René, la folie de cet être trop sensible pour supporter la violence du présent et qui, privé d’espoir, s’oublie avec ses comparses dans un mauvais rhum. La folie et l’alcool lui font imaginer toutes sortes d’abominations ; René vit un long et terrible cauchemar qui pourrait être mais n’est pas la réalité. Son délire  le conduit à commettre  un acte stupide qui mène à son arrestation et à une mort certaine. Mais sa mort lui conférera l’immortalité dont jouissent les martyrs  et ce sera  sa revanche et celle de Cécile et du peuple haïtien. Ce poète fou  à moitié clochardisé deviendra un héros dans la mémoire collective et c’est peut-être dans ce but Cécile n’a pas témoigné en sa faveur et tenté de le sauver.

 

Le texte sobre et fort de la pièce de José Pliya pose comme le roman la question de l’abus du pouvoir et du devenir de l’homme, privé de liberté, vivant en huis-clos durant des années de dictature cynique et violente où le mot même de Justice est oublié. Marie Vieux-Chauvet a situé l’histoire dans un lieu, Haïti, à une époque, celle des dictatures de Duvalier père et fils. La mise en scène, par la projection sur l’écran géant  du mur de la scène de photographies des grands conflits du monde entier à diverses époques élargit délibérément le débat. Les Duvalier n’ont pas le monopole de l’abomination, celle-ci s’est manifestée et se manifeste ailleurs.  Il faut être vigilant partout et toujours !

 

La poésie, la culture, l’intelligence  peuvent-elles immuniser les peuples contre la violence, le cynisme et l’injustice ? Peuvent-elles empêcher l’arrivée au pouvoir des dictateurs ?

 

Danièle DEVILLERS

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