Bienvenue sur newsantilles.com
<div style="background-color: none transparent;"><a href="http://www.ikiloop.com/" title="link">here</a></div>
                 Le monde

Le CH de CAPESTERRE B/E met le créole à l'honneur.

 

Le vendredi 28 octobre c'est la journée internationale de la langue et de la culture créoles, célébrée depuis quelques années dans de nombreux pays créolophones : Les Antilles, la Guyane, la Réunion... Où de nombreuses manifestations ont lieu ce jour-là. En Guadeloupe, des animations ont eu lieu pendant tout le mois d'octobre autour du créole. Vendredi dernier, le Centre Hospitalier de Capesterre Belle-Eau a organisé une journée d'animation pour les résidents et leur famille. Jean-Pierre LODIN conteur guadeloupéen était l'invité d'honneur de cette manifestation ayant pour thème "Mo ki ka disparèt" et "fanm doubout".

Chante-moi un conte, conte-moi une chanson

An tan lontan…il y avait à Terre de Bas, dans le royaume de Karukera, misyé Omè, un pêcheur…

 Gilbert Laumord nous en a merveilleusement conté les mésaventures….. krik, yé krak…à l’Artchipel vendredi soir.

La Cie SIYAJ que dirige Gilbert Laumord a pour ambition, comme son nom le suggère, de préserver et d’assurer la transmission de la tradition orale de la culture créole et particulièrement celle du conte. Mais préserver la tradition ne signifie pas la restituer dans son état premier : le conte est un spectacle vivant et, comme tel, il doit, sans se trahir ni perdre son sens et sa fonction sociale, évoluer et s’adapter au monde contemporain.  Ce défi -car c’en était un- a été relevé avec brio. La Cie SIYAJ a donné à voir et à entendre un spectacle complet avec une mise en scène, une musique originale et une chorégraphie. La voix profonde et chaude de Gilbert Laumord et sa gestuelle, alliées aux sonorités graves du saxophone, mélodieuses de la flute et tragiques du lambi dont Jocelyn Ménard joue en virtuose font de ce conte d’an tan lontan un spectacle magique contemporain.

La salle Jenny Alpha de notre scène nationale a fait le plein à ses trois représentations et près de 300 personnes à Basse-Terre ont ainsi pu y assister, pardon … Tim-tim / bwa sèk, yé krik / yé krak…y participer.

Il reste à espérer qu’une télévision se décide à diffuser  ce spectacle.

La télévision n’a-t-elle pas en effet un rôle à jouer dans la transmission de la mémoire collective ?

Danièle DEVILLERS

FOLIE, un grand moment de théâtre

 

Folie, jouée à l’Artchipel les 20, 21 et 22 octobre, est la troisième pièce théâtrale tirée par José Pliya de la trilogie « Amour, folie et Colère », roman de Marie Vieux Chauvet, romancière et dramaturge haïtienne  née en 1916 à Port au Prince dans une famille de la bourgeoisie intellectuelle. 

Le roman a été écrit en Haïti en 1960 sous la dictature de François Duvalier ; il ne sera publié qu’en 1968, en France, par l’intermédiaire de Simone de Beauvoir à qui Marie Vieux-Chauvet a adressé le manuscrit et qui sut convaincre les Éditions Gallimard  de son intérêt. Pour autant, les risques auxquels la diffusion de l’ouvrage exposait la famille de l’auteure conduisirent celle-ci à y renoncer en rachetant le stock. La même année, pour sa propre sécurité, la romancière partit définitivement  s’installer à New-York où elle décédera en 1973.

La pièce de José Pliya est, comme AMOUR et COLERE, un monologue. La mise en scène de José Exilis en souligne la dimension tragique par son extrême sobriété et son esthétique du dénuement. Unité de lieu avec un cercle d’argile ocre-rouge qui est tout à la fois le cercle de famille et celui du conteur créole, cercles rassurants, mais aussi le pitt à coqs, l’arène des corridas et des luttes antiques, autrement dit le lieu d’expression de la cruauté et de la folie des hommes. Unité de temps : les trois phases de la lune, montante, pleine et descendante projetées sur le mur de la scène. La lune des poètes mais aussi celle des grandes marées et des tempêtes. Ce dépouillement délibéré sert le texte et dans les moments de tension extrême où de la bouche ne sort plus aucun mot, les fortes sonorités de musique lyrique et l’expression corporelle s’allient pour exprimer l’indicible.

 

 La comédienne et danseuse  Yna Boulangé interprète  avec beaucoup de force et un double talent  le rôle de Cécile, la jeune fille de la belle maison d’à côté, la jeune fille inaccessible, dont René, le poète fou, dans la mansarde d’en face, est follement amoureux. C’est Cécile qui, dans la pièce, narre l’histoire de la folie de René, la folie de cet être trop sensible pour supporter la violence du présent et qui, privé d’espoir, s’oublie avec ses comparses dans un mauvais rhum. La folie et l’alcool lui font imaginer toutes sortes d’abominations ; René vit un long et terrible cauchemar qui pourrait être mais n’est pas la réalité. Son délire  le conduit à commettre  un acte stupide qui mène à son arrestation et à une mort certaine. Mais sa mort lui conférera l’immortalité dont jouissent les martyrs  et ce sera  sa revanche et celle de Cécile et du peuple haïtien. Ce poète fou  à moitié clochardisé deviendra un héros dans la mémoire collective et c’est peut-être dans ce but Cécile n’a pas témoigné en sa faveur et tenté de le sauver.

 

Le texte sobre et fort de la pièce de José Pliya pose comme le roman la question de l’abus du pouvoir et du devenir de l’homme, privé de liberté, vivant en huis-clos durant des années de dictature cynique et violente où le mot même de Justice est oublié. Marie Vieux-Chauvet a situé l’histoire dans un lieu, Haïti, à une époque, celle des dictatures de Duvalier père et fils. La mise en scène, par la projection sur l’écran géant  du mur de la scène de photographies des grands conflits du monde entier à diverses époques élargit délibérément le débat. Les Duvalier n’ont pas le monopole de l’abomination, celle-ci s’est manifestée et se manifeste ailleurs.  Il faut être vigilant partout et toujours !

 

La poésie, la culture, l’intelligence  peuvent-elles immuniser les peuples contre la violence, le cynisme et l’injustice ? Peuvent-elles empêcher l’arrivée au pouvoir des dictateurs ?

 

Danièle DEVILLERS

Commentaire(s) : (0) Clics: 8373

Reportage sur Philibert Yrius, artiste peintre.

 

Philibert Yrius, né en 1950 à Pointe-Noire dans une famille d’agriculteurs, n’a jamais quitté la section de Petite Plaine où il réside encore et où il a installé son atelier sur un rocher dominant la mer. Il a quitté l’école à 13 ans, et depuis l’enfance, mu par une sorte de nécessité intérieure et vitale, il peint sans relâche.

 

La galerie T and T, exploité par Thierry Alet et située à Basse-Terre rue Paul LACAVE, expose actuellement une  partie des toiles de ce peintre autodidacte inspiré qui se qualifie lui-même de peintre « atmosphérique ».

 

L’exposition organisée par la commissaire Elisabeth Gustave, permet, au-delà de la découverte de la beauté des œuvres, de comprendre le langage pictural de ce peintre car c’est bien d’un langage qu’il s’agit. Philibert Yrius ne peint pas pour le plaisir de faire des œuvres décoratives. Il traite de sujets graves qui touchent à la  philosophie, à la morale et à l’histoire de la Caraïbe. L’Homme, la 4ème création de Dieu, est selon le peintre, condamné à vivre en société. La place de l’Homme dans l’univers est donc naturellement son sujet de prédilection. Il constate que l’harmonie primitive du monde est  gravement compromise par les difficultés relationnelles liées notamment aux enjeux de pouvoir. C’est de ces constats que naissent ses créations.

 

Philibert Yrius a son style propre, il n’a jamais cédé aux tendances ou aux caprices des modes. C’est un humaniste flamboyant qui peint avec ses tripes et avec son cœur. Lui-même est limpide, chaleureux et sincère. Il donne le sentiment qu’il remplit une mission. Ses œuvres sont empreintes d’une grande spiritualité.  Il est intuitivement marqué par la philosophie transcendantale.  

 

S’il faut lui trouver dans l’histoire de la peinture un lointain prédécesseur, c’est à coup sûr Jérôme Bosch, né 500 ans avant lui. Les allégories fantastiques sont leurs marques. Leurs toiles fourmillent  d’une multitude d’êtres humains et animaux hybrides. L’enfer et le paradis y sont entremêlés.

 

Et s’il faut chercher dans la littérature des familiarités avec sa création, on pense à Ralph Emerson, écrivain américain du 19ème siècle. Philibert Yrius  pourrait en effet écrire à sa façon et avec ses pinceaux « Rien de grand ne se fait sans enthousiasme », « Accroche ton chariot à une étoile » ou encore « L’idéal de la vie n’est pas l’espoir de devenir parfait, c’est la volonté d’être toujours meilleur ».

 

Philibert Yrius est intarissable sur les personnages de ses œuvres et c’est un bonheur de l’entendre. Mais il ne faut pas que ses œuvres soient un jour, même encore lointain, privées de cette parole. Seul un livre pourra être le gardien de cette précieuse mémoire. A bon entendeur, salut !

           

La galerie  T and T est ouverte  de 13 à 19 heures du mercredi au samedi jusqu’au 29 octobre. Il ne vous reste plus qu’à vous y précipiter.

 

 

                                                                                                                                                                        Danièle DEVILLERS

Reprise des activités à L’ARTCHIPEL : ʺUne saison Magiqueʺ !

L’ARTCHIPEL ouvre ses portes, une saison 2011-2012 qui s’inscrit dans la continuité du projet  ʺNouvelles Ecritures Scéniquesʺ. Cette année, la Scène Nationale de la GUADELOUPE propose aux publics une programmation variée : ʺla Nouvelle Magieʺ, intégrant ainsi le monde merveilleux de la magie dans les divers programmes. Le théâtre, la musique et la danse seront bien sûr au rendez-vous… Bref, L’ARTCHIPEL ayant une réelle volonté de satisfaire son public offre à tous les guadeloupéens une saison magique, où ils pourront réfléchir, s’interroger et s’amuser !

*L’ARCHIPEL boulevard du gouverneur général Félix EBOUE 97100 BASSE-TERRE, tel : 0590 99 29 13

À la découverte du Patrimoine historique et culturel à SAINT-CLAUDE.

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine qui se sont déroulées les 17 et 18 septembre 2011, la ville de SAINT-CLAUDE a organisé une manifestation intitulée : ʺLe voyage du Patrimoineʺ ; avec des spectacles, des ateliers, des expositions et dégustations de mets des différentes communautés. Un rendez-vous très attendu pour les passionnés de l’histoire et du patrimoine.

Partenaire

L'actu par mail

Recevez toute l'actualité par mail , Tous les jours

Facebook

Pub